Effondrement

« Yogaś cittavṛttinirodhaḥ » (1-2 Yoga Sutra). Le Yoga est la cessation des fluctuations du mental, indique Patanjali dans le fameux Yoga Sutra.  « Alors “cela qui voit” est alors établi dans sa nature véritable » (tadā draṣṭuḥ svarūpe’vasthānam, 1-3 Yoga Sutra). S’il n’y a pas yoga, poursuit l’auteur en I-4, il y a identification avec les fluctuations mentales (vṛttisārūpyam itaratra), ce qui est, rappelle Jean Bouchart d’Orval, le lot de l’homme ordinaire.

Qui suis-je? un homme ordinaire poussé par un élan qui le pousse à chercher à se connaitre soi-même. Un homme qui voit au quotidien sa confusion, sachant que la confusion c’est la clarté qui se cherche. (Eric Baret)

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Que faire ? Rien. Se laisser faire par la vie. Se laisser couper la tête si telle doit être notre destinée. Les incarnations de Kali, la vie se charge de nous les présenter, et ainsi détruire nos pensées qui nous éloignent que qui nous sommes. Rien à chercher, indique Byron Katie, la vie nous donne exactement ce dont on a besoin. Cette événement, là, celui qui me met dans l’inconfort, doit arriver, comme le reste. Plutôt on s’agrippe à la croyance que l’on contrôle les choses, plus on cherche à combattre la réalité. L’alternative, poursuit Byron Katie, consiste à s’attendre à ce que la réalité ne suive pas nos plans. Nous n’avons aucune idée de ce qui va arriver.  Et ce qui arrive, c’est exactement de dont j’ avais besoin. Ce dont j’ai besoin, c’est ce que j’ai. Voila, la vie est simple. La vie est belle, nous dit Jean Bouchart d’Orval, rappelle auspicieux à nous qui peut-être avons la tête à moitié coupée, elle qui pendouille un peu. Cette proposition, celle qui dit que la vie est belle, résonne comme une lumière dans « la nuit noire de l’âme ».

Kali

L’apprentissage se fait dans la douleur, l’intégration dans la joie, indique Jean Klein. Bhairava, le grand destructeur, le ciel de la Conscience, la forme terrifiante de Shiva, est à laisse vivre en nous. Son coup de main, dans cette aventure qu’est l’incarnation, pour réaliser ma nature véritable, est un cadeau précieux.

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Ci-dessus, Bhairava, pierre, Madhya Pradesh, 12ème siècle, Inde. Les yeux révulsés, symbole de la Conscience qui ne sépare plus l’intérieur et l’extérieur. Le hurlement terrifie le monde manifesté. Bhairava est le point, conclut Eric Baret, l’ordre solaire, sandrabimba.