Plate-forme

Plate-forme d’un savoir traditionnel issu de l’expérience directe, ouverte sur la science de notre temps et pourtant qui s’en distingue, exploration-yoga propose des rencontres, ici ou là, essentiellement exploration tactile et joyeuse de qui je suis, célébration de la vie. Ouverture sur le monde. Qui suis-je? Quel est ce monde dans lequel je me projette? Qu’est-ce donc que d’aimer?

YOGA – DANSE – MARCHE – POESIE – ARTS VIVANTS – ARTS PLASTIQUES – ARTS MARTIAUX – LITTERATURE – ARTISANAT – SCIENCES HUMAINES – PHILOSOPHIE

Parménide dans son poème établit une distinction entre ce qui est et ce qui n’est pas qu’il s’agit — telle est du moins l’intuition qui guide mon propos — de garder présent tout au long ce qu’il pourrait bien être, à partir de cette plate-forme, une exploration de qui suis-je, entendu comme solipsisme heureux, autant que des conditions du vivre ensemble sur terre. En somme une interrogation sur la géographicité de l’être portée par une herméneutique contemplative de qui je suis dans le monde, je songe à Eric Dardel. Une géographicité qui se veut in fine dépaysement, perte de repère,  puisque l’espace en tant que localisation constitue, tout comme le temps, un imaginaire qu’une attention flottante à la tactilité du corps permet, en s’adonnant joyeusement aux propositions du Vijñānabhairava Tantra, d’expérimenter comme porte vers ce qui ne peut être nommé.

Organiser et donner l’espace à des regards croisés sur le monde d’aujourd’hui qui est celui de l’irruption, forcément violente, de Gaïa.  Composer un monde commun. Accueillir. Rassembler. Surtout, apprendre à mourir, « désirer sa mort » — ici la présence du sage est un véritable cadeau du ciel — mourir à cw que je ne suis pas pour vivre pleinement et dans la joie, agissant en toute légèreté à ce dont nous sommes appelés.

Accueillir la confusion (essentiellement la mienne). La voir c’est tout. Proposer des lieux d’accueil et une logistique où il est possible de faire autre chose que de penser le monde; plutôt se connaître soi-même à son contact. Voir le monde. La logique de l’action est ainsi reléguée à celle, traditionnelle, de la non action, de l’écoute.

Des partenariat avec des écoles de musiques, des institutions dédiées à la production/diffusion artistique, avec des centres de compétences universitaires et autres, ainsi qu’avec des acteurs étatiques et privés, se constitueront si telle est ce qui doit arriver.